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Les bienfaits de l’apprentissage pour les jeunes

Les bienfaits de l’apprentissage pour les jeunes

Le jeu est loin d’être une activité futile : il permet aux cerveaux des enfants de se développer et de promouvoir leur apprentissage. De plus, les moments où ils jouent avec leurs parents, leurs pairs ou leurs éducateurs leur offrent de grandes occasions de développer des compétences qui non seulement leur permettent de s’épanouir pleinement, mais aussi de gérer leur stress.

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de France DumaisPixabay/Feeloona

Dans un rapport clinique du magazine Pediatrics, trois pédiatres américains et deux psychologues présentent une définition large consensuelle du jeu : « c’est une activité qui trouve la motivation en soi, qui implique un engagement actif et conduit à des découvertes joyeuses ; le jeu est volontaire, amusant et souvent spontané ». Les auteurs ajoutent qu’au-delà du plaisir, le jeu peut apporter des connaissances et favoriser l’action et la créativité.

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Le jeu est essentiel à l’apprentissage des compétences du 21e siècle, telles que la résolution de problèmes, collaboration et créativité.

Nature de l’apprentissage et du jeu

Le jeu et l’apprentissage sont étroitement liés. D’une part, les enfants apprennent beaucoup lorsqu’ils se livrent à des activités amusantes qui se déroulent dans un environnement social propice à l’apprentissage, où ils sont soutenus et encouragés. D’autre part, ils acquièrent de nouvelles compétences en interagissant avec les autres de manière amusante. Généralement, l’apprentissage et le jeu ou (apprendre par jouer/jouer à l’apprentissage) favorisent le développement du langage et de la pensée, ainsi que des capacités sociales et émotionnelles.

Catégories de

jeux Les jeux pour enfants peuvent être regroupés en quatre types :

  1. Jouer avec un objet (p. ex., mettre un objet dans la bouche, utiliser une banane comme téléphone) ;
  2. Jeu

  3. physique, musculo-squelettique ou de combat — jeu rugueux et abîme (p. ex. réciter une comptine en tapant les mains et les pieds, jouer au combat) ;
  4. Jouez à l’

  5. extérieur, à l’extérieur (p. ex. exercices dans le terrain de jeu, jouer au ballon ou marteau dans le terrain de jeu) ;
  6. Jouer social ou faire semblant — seul ou avec d’autres (p. ex. faire un puzzle avec les parents, habiller).

Les enfants peuvent commencer à jouer librement en fonction de leurs préférences et intérêts. Un adulte peut également les guider dans un jeu spécifique (p. ex., le jeu de « John dit… ») en lui posant des questions ou en fournissant des commentaires pour optimiser l’apprentissage.

Des recherches révèlent que les mains de comptines favorisent le développement cognitif et moteur

Développement de jeux

Le jeu se développe chez l’enfant dès les premiers mois de la vie, lorsque la mère, le père ou l’éducateur réagissent positivement et harmonieusement à leurs signaux verbaux et non verbaux (par exemple jouer pour imiter le « oh » et « ah » du bébé). Lorsque l’enfant a neuf mois, il est en mesure de suivre les règles de stimulation données par ses parents ou son éducateur (p. ex., se déplacer à quatre pattes, ou s’arrêter lorsque les sourcils adultes). En un an, il fait des expériences qui lui permettent de développer ses capacités sociales (p. ex. sourire à ses parents en faisant ses premiers pas). Ensuite, il devient plus attentif à ce qui l’entoure, plus contrôle ses émotions et développe son langage. En jouant seul ou avec d’autres enfants, il acquiert des habiletés motrices et sociales (p. ex. jouer à cache-cache, sur une aire de jeux ou dans un parc).

Effets du jeu sur le développement du cerveau

Le jeu a des effets positifs sur la structure et le fonctionnement du cerveau. Avec le plaisir qui l’accompagne, il modifie les molécules, les cellules (par exemple, permettre la connexion et la densification des neurones, stimuler la sécrétion des endorphines), ainsi que les comportements (par exemple l’équilibre socio-émotionnel). Elle favorise donc non seulement l’apprentissage, mais aussi le développement des aptitudes d’adaptation et des comportements prosociaux. Le jeu et la diminution du niveau de stress sont également connectés. Ainsi, plus l’enfant joue, plus son taux de cortisol diminue, ainsi que son niveau de stress.

Le jeu stimule également la sécrétion de noradrénaline, ce qui contribue à promouvoir l’apprentissage et le développement de la plasticité du cerveau. Le jeu aiguise également la curiosité de l’enfant et joue un rôle essentiel dans l’acquisition de la mémoire, c’est-à-dire dans le stockage et la récupération de l’information.

Avantages du jeu

Le jeu a en fait de nombreux avantages pour les enfants et les adultes. Essentielle à la santé physique et au bien-être émotionnel, elle favorise le développement :

  • fonctions exécutives du cerveau (c’est le processus par lequel on apprend et a trois dimensions : la cognition, le contrôle et la mémoire) ;
  • le

  • langage ;
  • les

  • compétences sociales (p. ex. relations avec les pairs)
  • et la motricité (p. ex. coordination des mouvements).

Grâce au jeu, les parents peuvent, par exemple, éprouver des joies à nouveau liées à leur enfance et se sentir plus jeune ou plus vivant. Ils peuvent aussi :

  • apprendre à voir le monde d’une autre manière à travers les yeux de son enfant ;
  • communiquer avec son enfant de manière plus efficace ou plus agréable (p. ex. lire un album pour jeunes et parler avec eux) ;
  • découvrir les préférences et les intérêts de son enfant ;
  • voir son enfant s’épanouir.

Implications pour l’éducation préscolaire Les avantages du jeu pour les jeunes enfants

Le jeu a également habitué les enfants à travailler en groupe. Il leur apprend à partager, négocier, découvrir leurs propres préférences et résoudre les conflits.

En outre, en développant des activités amusantes pour les tout-petits et en leur fournissant un guide pour les aider à développer leurs capacités (p. ex. mentales, physiques, sociales), les adultes permettent aux enfants d’entrer dans l’école maternelle et maternelle non seulement avec un esprit curieux, mais aussi ayant appris à… apprendre.

Nouveaux défis Se déplacer, s’amuser et danser avec étudiants

Entre 1981 et 1997, le temps consacré aux jeux d’enfants a diminué de 25 % aux États-Unis. En raison des pressions exercées par l’école, 30 % des élèves américains fréquentant la maternelle ont vu leur école abolir les loisirs. Dans ce contexte, de nombreuses familles risquent donc de se concentrer uniquement sur le rendement scolaire (p. ex., les résultats, les devoirs) et la concurrence. En outre, la plupart des parents sont préoccupés par la sécurité de leurs enfants lorsqu’ils jouent à l’extérieur. Mais ce type de préoccupation augmente le stress et l’anxiété au détriment de la créativité et des moments agréables passés par la famille (par exemple, la lecture, les repas). Pour faire face à ces problèmes, des programmes innovants ont été mis en place. Ceci, afin de promouvoir la création de lieux d’échanges et de jeux pour les parents et les enfants (par exemple dans un supermarché de quartier) afin de leur permettre de :

  • « reprendre la conversation » ;
  • apprendre tout en ayant
  • pour développer les compétences émotionnelles et sociales dont ils ont besoin.

Rôle des médias

Il convient de noter que les médias (par exemple la télévision) n’encouragent pas suffisamment la curiosité, l’action, l’apprentissage et le « jeu social » des enfants. Dans cette optique, l’American Academy of Pediatrics (AAP) a publié deux nouvelles politiques en 2016, qui formulent des recommandations à l’intention des parents, des pédiatres et des chercheurs afin de promouvoir l’utilisation saine des médias, y compris les médias électroniques.

Rôle des pédiatres

« Les pédiatres ont unrôle clé à jouer dans la protection de l’intégrité des enfants, en particulier dans la défense du droit de tous les enfants de pouvoir exprimer en tout temps leur curiosité innée et la richesse de leur imagination.

 » L’ AAP a fait des recommandations aux pédiatres quant à l’importance d’encourager les parents et les enfants d’âge préscolaire éducateurs :

  • pour se concentrer sur le jeu et ses avantages ;
  • pour donner une place importante à jouer dans le programme préscolaire.

Les pédiatres doivent, entre autres, encourager les parents et les éducateurs à répondre aux besoins des enfants, et ils peuvent le faire, notamment en aidant à comprendre les formes uniques de communication liées aux premiers mois de la vie des tout-petits. Par exemple, les pédiatres peuvent encourager les parents à reconnaître, à certains signes, le premier sourire de leur enfant et à répondre avec un sourire, ce qui favorise le développement de leurs compétences socio-émotionnelles.

Selon l’APP, un autre rôle pour les pédiatres consiste à recommander aux éducateurs d’âge préscolaire de se concentrer sur l’apprentissage par le jeu plutôt que sur une approche purement didactique de l’apprentissage. Entre autres choses, cela permettrait aux tout-petits de faire preuve d’initiative, puisqu’ils s’appuieraient alors sur leur curiosité.

Les pédiatres devraient enfin, selon l’APP, faire des recommandations à parents sur l’importance d’utiliser le jeu pour aider les enfants âgés de 0 à 6 ans à traverser les différentes étapes de la petite enfance. L’objectif est de permettre à ces enfants, dès les premiers mois de leur vie, de jouer pour explorer le monde qui les entoure, ainsi que d’apprendre et de développer des compétences importantes qui les serviront toute leur vie.

Pour consulter l’article, http://pediatrics.aappublications.org/content/pediatrics/early/2018/08/16/peds.2018-2058.full.pdf

Référence

Yogman, M., Garner, A., Hutchinson, J., Hirsh-Pasek, K., Golinkoff, M., Comité sur les aspects psychosociaux de la santé de l’enfant et de la famille et Conseil des communications et des médias. (2018). Le pouvoir du jeu : un rôle pédiatrique dans l’amélioration du développement des jeunes enfants. Pédiatrie, 142 (3), 1-18. Spotté à : http://pediatrics.aappublications.org/content/pediatrics/early/2018/08/16/peds.2018-2058.full.pdf

Source de l’image : Pixabay/Feeloona

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