Des solutions concrètes pour financer votre formation professionnelle

Se former, c’est souvent la pièce manquante du puzzle professionnel. Que l’on cherche à rebondir, à prendre de l’avance ou simplement à changer de cap, l’enjeu est là : acquérir de nouvelles compétences, mais sans se heurter à l’obstacle financier. Salarié, indépendant ou en recherche d’emploi, il existe des solutions concrètes pour ne pas rester sur le quai quand le train de la formation démarre.

Salarié : comment financer votre formation ?

Dans la plupart des entreprises, la montée en compétences des salariés n’est pas une option. Mais selon votre contrat, les modalités de financement ne suivent pas toujours le même chemin. Voici comment s’y retrouver.

Vous êtes en CDI ?

Si vous travaillez sous CDI, plusieurs dispositifs sont à votre portée pour financer une formation sans stress inutile.

Le Compte Personnel de Formation (CPF)

Le CPF, trois lettres qui pèsent dans la balance. Ce dispositif vous permet d’accumuler des droits chaque année pour suivre toutes sortes de formations, du bilan de compétences à l’apprentissage d’une langue étrangère. Sur Kiluz, on détaille comment ce système couvre de nombreux parcours. Et si vous vous formez pendant vos horaires habituels, votre salaire tombe comme d’habitude. En revanche, en dehors du temps de travail, pas de rémunération prévue.

Projet de transition professionnelle

Le fameux CIF a laissé place au projet de transition professionnelle. Ce dispositif permet de vous former pour changer de métier, tout en continuant à percevoir votre salaire. Il faut cependant que votre demande tienne la route : votre projet doit correspondre à votre expérience et avoir du sens avec votre parcours. Deux ans d’expérience sont exigés, dont la moitié dans votre entreprise actuelle.

En CDD ou en CDI, vous pouvez financer votre formation grâce à des dispositifs

Vous êtes en CDD ?

Les salariés en CDD ne sont pas oubliés : plusieurs options existent pour financer leur formation.

Projet de transition professionnelle

Le PTP fonctionne pour les CDD comme pour les CDI, mais il ne suffit pas d’avoir un CDD en poche. Vous devez cumuler 24 mois d’expérience pro sur les cinq dernières années, et être en poste au moment où vous déposez votre dossier.

Aide Individuelle à la Formation (AIF)

L’AIF est souvent utilisée en complément d’autres financements. Elle permet de suivre toutes sortes de formations, à condition d’être en CDD et d’avoir un projet professionnel solide.

Demandeurs d’emploi : des dispositifs adaptés

Pour celles et ceux en quête d’un nouveau départ professionnel, plusieurs aides sont prévues pour accompagner une montée en compétences. L’AIF en fait partie et peut s’ajouter à d’autres aides pour vous préparer à votre prochain poste.

En plus de l’AIF, d’autres solutions existent :

  • L’AFRP, accessible à tous les demandeurs d’emploi, qu’ils touchent ou non une indemnisation.
  • L’AFC ou le POEI, qui permettent d’obtenir un soutien financier pour des formations ciblées. Pour le POEI, il faut avoir un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.

Indépendants : des pistes à explorer

Pour les travailleurs indépendants, le financement de la formation n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Pourtant, plusieurs alternatives méritent d’être étudiées. Renseignez-vous auprès de votre caisse d’assurance maladie : certains organismes proposent des formations prises en charge pour les professions libérales ou les artisans. Le FAFCEA, par exemple, offre une prise en charge pour les chefs d’entreprise artisanale non salariés qui doivent suivre une formation continue obligatoire. Avant de vous lancer, contactez les organismes compétents pour connaître les démarches à suivre et les critères d’éligibilité.

Se former à l’étranger : quelles solutions pour financer ?

Choisir de se former à l’étranger, c’est ajouter une expérience de taille à son parcours, mais le budget est parfois un frein. Heureusement, il existe des dispositifs pour alléger la note.

Les étudiants peuvent solliciter les bourses Erasmus, qui prennent en charge une partie des frais de séjour, voire l’intégralité selon les cas. D’autres pays offrent également des aides, que ce soit sous forme de bourses ou de prêts étudiants. Pour les salariés, le CPF peut aussi intervenir dans le cadre d’une formation éligible suivie à l’étranger.

Certains programmes sont conçus spécialement pour financer des formations à l’international. Le Fongecif Île-de-France, par exemple, accompagne les demandeurs d’emploi de la région qui envisagent une mobilité internationale, à condition d’avoir travaillé au moins deux ans sur place et de ne pas bénéficier déjà d’un soutien de Pôle emploi ou du Fonds social européen.

Face à la diversité des dispositifs, un conseil : prenez le temps de comparer les options qui s’offrent à vous. La solution idéale existe souvent, mais elle demande parfois un peu de recherche et de persévérance.

Que vous soyez salarié, indépendant, étudiant ou en transition, le financement de la formation n’est plus une impasse. Reste à choisir le parcours qui correspond à vos ambitions, et à saisir la main tendue par ces dispositifs. Le vrai défi, finalement, c’est de décider ce que vous ferez de cette nouvelle carte à jouer.