Affirmer qu’un mastère est automatiquement reconnu par l’État serait une erreur. Le mot fleurit sur les brochures de nombreuses écoles privées, mais derrière l’étiquette, la reconnaissance officielle ne suit pas toujours. Pour qu’un titre ait une réelle valeur sur le marché du travail, il doit figurer au RNCP, ce fameux Répertoire National des Certifications Professionnelles. Sans cela, impossible d’obtenir l’équivalence du diplôme universitaire de master. Les candidats attentifs scrutent donc l’accréditation, l’organisme certificateur, et le niveau de qualification avant de s’engager dans un cursus, une démarche indispensable avant de miser sur l’avenir professionnel.
Mastère : de quoi parle-t-on exactement ?
Le mastère occupe une place à part dans le paysage français des études supérieures. Contrairement au master universitaire, diplôme national délivré après deux années d’études post-licence à l’université,, le mastère désigne une formation ciblée, accessible généralement à partir d’un bac+4 ou bac+5. Certaines écoles, membres de la Conférence des grandes écoles (CGE), proposent ainsi des mastères spécialisés (MS), qui se distinguent des masters traditionnels.
La prolifération des appellations ne facilite pas la compréhension : mastère spécialisé, MBA (master of business administration), MSc (master of science). Ces programmes s’adressent à des candidats déjà aguerris, souvent dotés d’une première expérience professionnelle ou d’un solide bagage technique. L’accent est mis sur des enseignements concrets, directement liés aux besoins du marché du travail et à l’accès à des postes à responsabilités. En France, le MBA reste le domaine de prédilection des écoles de management, qui misent sur le développement des compétences de gestion et une ouverture internationale marquée.
Opter pour un mastère, c’est faire le choix d’un projet professionnel précis. Les formations mastère ou MBA visent à spécialiser ou renforcer les compétences, en particulier dans le management, la finance, le marketing ou l’ingénierie. Pour évaluer la pertinence d’un cursus, on s’intéresse non seulement à la reconnaissance du diplôme, à la réputation de l’école et aux accréditations internationales (AACSB, Equis…), mais aussi à l’adéquation avec les exigences actuelles du marché.
Pour clarifier les différences entre les principaux formats, voici quelques repères :
- Mastère spécialisé (MS) : proposé par les membres de la CGE, il permet de se forger une expertise pointue dans un secteur ou un métier.
- MBA : généraliste en management, il cible souvent des profils expérimentés en quête d’une nouvelle impulsion professionnelle.
- MSc : formation internationale, dispensée majoritairement en anglais, centrée sur une discipline scientifique ou technique précise.
Le paysage des formations mastère se révèle d’une grande richesse, ouvrant la voie à des parcours adaptés aux ambitions et aux profils les plus variés, que ce soit en France ou à l’étranger.
Mastère et master, pourquoi cette confusion ?
Pourquoi tant d’hésitations entre master et mastère ? Les deux termes se ressemblent, et l’offre foisonnante des études supérieures n’arrange rien. Le master universitaire, reconnu par l’État, s’inscrit dans le système LMD (licence-master-doctorat), aligné avec les standards européens. Ce diplôme national, délivré par les universités, atteste cinq années d’études post-bac et confère 120 crédits ECTS ainsi que le grade de master.
Face à lui, le mastère joue dans une autre catégorie. Il n’a pas le statut de diplôme national : c’est un titre remis par des écoles, la plupart du temps privées, qui fonctionnent hors du giron universitaire. Certains établissements membres de la Conférence des grandes écoles parviennent à imposer une notoriété solide à leur mastère spécialisé. Mais pour décrocher une reconnaissance officielle, un seul critère fait foi : l’inscription au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).
Pour celles et ceux qui cherchent à se spécialiser, la question revient vite : comment différencier un master universitaire reconnu d’un mastère ? Il suffit de repérer la mention explicite du grade de master pour les universités, ou la présence du titre au RNCP pour les écoles. Face à la profusion des intitulés, notamment à Paris ou en région, mieux vaut rester attentif : certaines formations ne débouchent ni sur un diplôme reconnu par l’État ni sur une mobilité européenne facilitée.
Reconnaissance par l’État : comment s’y retrouver parmi les programmes ?
Identifier un mastère reconnu par l’État demande de la rigueur. Entre écoles de management, instituts spécialisés et universités, les choix ne manquent pas, mais tous les diplômes n’ouvrent pas les mêmes portes, que ce soit auprès des employeurs privés ou publics.
Le répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) joue ici le rôle d’arbitre. Seuls les titres ou diplômes inscrits à ce registre bénéficient d’une validation officielle. Être listé au RNCP signifie que la formation répond à des critères définis par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche : adéquation avec le marché, niveau de compétences, débouchés effectifs. Une vérification s’impose donc : la présence du programme sur ce répertoire, facilement accessible en ligne, doit être systématiquement contrôlée par le candidat.
Quels repères concrets ?
Pour s’y retrouver, plusieurs éléments permettent de distinguer les formations vraiment reconnues :
- Un mastère affiche sa reconnaissance lorsqu’il mentionne « inscrit au RNCP » et précise le niveau bac+5.
- Le label « Mastère Spécialisé » de la Conférence des grandes écoles (CGE) atteste du sérieux de la formation mais ne remplace pas la validation officielle de l’État.
- Durée du cursus, contenu pédagogique, présence de stages longs et partenariats avec les entreprises : autant d’indices de qualité, mais seule l’inscription au RNCP garantit la reconnaissance nationale.
La vigilance s’impose face à la multiplication des labels et des titres. Si la commission d’évaluation veille à la cohérence de l’offre, seuls les diplômes enregistrés au RNCP peuvent prétendre au statut de diplômes reconnus par l’État.
Les critères essentiels pour choisir un mastère reconnu et adapté à vos objectifs
Avant de s’inscrire, il s’agit d’évaluer où se situe le mastère reconnu par l’état dans le paysage des formations supérieures françaises. Le RNCP reste le passage obligé : un diplôme inscrit à ce registre s’aligne sur les exigences nationales et facilite l’intégration sur le marché du travail. Pour faire le bon choix, mieux vaut cibler une formation cohérente avec son projet professionnel : spécialisation sectorielle, expertise avancée, appartenance à un réseau d’écoles de management ou dimension internationale portée par un MBA ou un MSc.
Le contenu et la structure du cursus pèsent lourd dans la balance. Accordez une attention particulière à la place donnée à l’expérience professionnelle, stages en entreprise, alternance, partenariats solides. Ces dispositifs ouvrent la voie à des postes à responsabilités et permettent de se confronter aux réalités du terrain. Un label CGE ou une affiliation internationale ne remplace pas l’inscription RNCP, mais il signale une démarche qualitative de l’établissement.
L’adéquation entre le contenu pédagogique et vos attentes constitue un autre critère déterminant. Un bon mastère propose des enseignements mis à jour, animés par des professionnels en activité. Le cadre académique, la diversité des profils, la transparence sur les débouchés et les taux d’insertion professionnelle sont autant de repères pour évaluer la pertinence d’une formation.
Enfin, rien ne remplace l’échange avec les anciens diplômés. Ces retours de terrain donnent un aperçu concret de la valeur du diplôme et de la capacité de l’école à accompagner ses étudiants vers des carrières réussies.
Choisir un mastère reconnu, c’est miser sur des fondations solides. Entre vigilance et ambition, les candidats façonnent leur avenir, à condition de décoder, derrière chaque intitulé, la réalité du diplôme.


