Depuis un peu plus de 4 ans, la certification Qualiopi conditionne l’accès aux financements publics pour tout prestataire d’actions de formation. Et cela englobe la plupart des acteurs puisqu’on trouve les centres de bilan de compétences en dehors des organismes de formation classiques. Ce sont à ces derniers que nous allons nous intéresser ici en rappelant toutes les informations utiles à connaître pour obtenir cette certification.
La relation entre Qualiopi et le RNQ
Qualiopi n’est pas une “norme” au sens strict, mais le nom commercial du Référentiel National Qualité (RNQ). Ce dernier est lui-même issu de la loi du 5 septembre 2018 concernant la liberté de choisir son avenir professionnel. De fait, obtenir la certification Qualiopi revient concrètement à démontrer la conformité de son organisation à ce référentiel.
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Un référentiel qui se veut exigeant
Intéressons-nous plus précisément à ce référentiel national qualité. Structuré autour de 7 critères et 32 indicateurs, il couvre l’ensemble du parcours du bénéficiaire : information du public, conception des prestations, accompagnement, moyens pédagogiques, qualification des intervenants… Sachant que l’amélioration continue est aussi prise en compte, ce qui pousse les organismes de formation à ne pas rester sur leurs lauriers.
Il se trouve qu’au vu des exigences du référentiel, mettre en place un système de management de la qualité (SMQ) conforme demande une méthode rigoureuse. C’est pourquoi de plus en plus d’organismes ont recours à un accompagnement Qualiopi proposé par un cabinet de conseil. Cela leur permet notamment de mieux structurer leur démarche et d’être prêtes jusqu’à l’audit de certification.
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Les points de vigilance à avoir en tête
Que vous fassiez le choix d’être accompagné ou non pour l’obtention de la certification Qualiopi, il y a certains éléments sur lesquels il vaut mieux être vigilant. Le premier concerne les preuves apportées (enquêtes de satisfaction, suivis pédagogiques…). S’il n’est pas possible de savoir comment elles ont été réalisées, vous risquez une non-conformité. De même, si on estime que vos prestations ne sont pas adaptées aux besoins réels des bénéficiaires, votre demande pourrait être rejetée.
Autre point qui pose souvent problème : la veille réglementaire et pédagogique. Si l’auditeur constate qu’aucune action concrète n’a été mise en place, c’est souvent éliminatoire. Même si cela peut vous sembler parfois superflu, il vaut donc mieux avoir une démarche proactive. D’autre part, le traitement des réclamations doit aussi mener à des changements concrets : pour offrir des formations de qualité, une certaine remise en question est en effet nécessaire.
N’oubliez pas enfin que la certification est délivrée pour 3 ans seulement avec un audit de surveillance obligatoire !

